« La CECA est tournée vers la promotion du secteur de l’artisanat », dixit, M. Yombo Odanou
Institution mutualiste de microfinance, la Coopérative d’Épargne et de Crédit des Artisans (CECA) reste aujourd’hui, un établissement financier incontournable dans le sillage des Systèmes Financiers Décentralisés au Togo. Au cœur du secteur artisanal, la CECA ne cesse d’innover avec ses gammes de produits pour booster nos seulement le secteur mais aussi et surtout, contribuer à l’épanouissement des différentes couches sociales du pays, en l’occurrence, le monde artisanal. La bonne collaboration entre les Chambres de Métiers et la CECA constitue un facteur déterminant à cet effet. Le Directeur Général de la CECA, M. Yombo Odanou, dans un entretien avec la cellule communication de l’UCRM donne son point de vue sur la contribution du secteur de l’artisanat sur la croissance économique, tout en mettant en évidence les apports de son institution pour le développement socio-économique. M. Yondo note avec satisfecit l’initiative du gouvernement d’avoir mis en place l’Union des Chambres de Métiers
Nous vous proposons un extrait de cet entretien. L’intégralité vous sera livrée bientôt dans le prochain magazine Échos des Artisans
Lisez plutôt.
Aujourd’hui l’artisanat est un secteur clé qui contribue à l’émergence de l’économie nationale. Partagez-vous cet avis, Monsieur le Directeur Général ?
Effectivement, sans ambages, l’artisanat est un secteur clé pour l’émergence de nos économies, j’en veux preuve, la période de COVID où lors des situations difficiles, l’artisanat a été au-devant pour permettre aux acteurs de maintenir l’élan de leurs affaires ; il s’agissait de la confection des cache-nez, du mécanisme du lavage des mains. Au niveau de ce secteur, la résilience était plus ressentie. C’est là où nous avons vu l’importance de l’artisanat qui demeure comme vous le savez, un pourvoyeur d’emplois.
Pour aller, on peut préciser que les pays occidentaux, notamment l’Allemagne se sont développés grâce à l’artisanat. En bref, ici au Togo, le secteur de l’artisanat contribue beaucoup à la croissance du PIB, à la création de l’emploi et de la richesse. L’artisanat reste donc un secteur clé pour l’émergence de l’économie de nos pays.
D’aucuns pensent que ce secteur nécessite un réel accompagnement en termes financiers pour un véritable envol. Qu’en dites-vous ?
C’est ça le paradoxe. Autant l’artisanat contribue à l’émergence de nos économies, autant il y a une problématique du financement du secteur de l’artisanat dans la mesure où ce secteur est qualifié de secteur informel. Avant que tout établissement financier n’intervienne dans le financement de l’artisanat, il faut que l’entreprise soit organisée, il faut qu’on soit sûr que les activités sont pérennes et que les engagements vont être respectés ; c’est difficile de connaître l’analyse du bilan au niveau du secteur de l’artisanat. De toute évidence, je crois qu’aujourd’hui, il y a des mécanismes qui sont mis en place pour faciliter l’évolution du financement du secteur de l’artisanat. Le Togo regorge d’expériences dans ce cas. y revenir.
Que fait concrètement votre institution, la CECA en faveur du secteur artisanal ?
La Coopérative d’Epargne et de Crédit des Artisans (CECA) est une institution de microfinance qui relève de l’article 44. Au niveau de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), ça veut dire que c’est une grande institution en termes d’activités, en termes d’encours, d’épargne ou en termes de crédits, ; donc, la mission de la CECA est tournée vers la promotion du secteur de l’artisanat, autrement dit, tous les produits dédiés à la microfinance sont spécifiques aux besoins du secteur de l’artisanat, si bien que nos cibles privilégiées sont les artisans. Nous sommes une institution de microfinance qui est sous tutelle du Ministère de l’Économie et des Finances. Plus de 90% de nos concours sont dédiés au secteur de l’artisanat.
Retrouvez la suite de cette interview dans le magazine Échos des artisans 5 bientôt disponible partout.


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