Joachim Axel MILZ : « C’est une vraie réussite du partenariat… »
Dernière année de partenariat avec les Chambres de Métiers du Togo certes, mais des avancées majeures sont notables à travers cette parfaite collaboration entre la Chambre de Métiers de Cologne et les Chambres de Métiers du Togo.
M. Axel Joachim MILZ, Expert résident de la Chambre de Métiers de Cologne au Togo, s’est confié lors d’un entretien à la cellule de communication de l’UCRM. En attendant de découvrir l’intégralité de cet entretien dans le magazine 100% des Artisans : Echos des Artisans dont le 5ème numéro est attendu dans les prochaines semaines, nous vous invitons à lire sur ce site, un extrait de l’Interview de M. MILZ. Suivez…
En tant qu’Expert, dites-nous les forces et les faiblesses de ce secteur au Togo
La plus grande force est cette masse de personnes qui œuvrent dans ce secteur, nous entendons souvent le chiffre d’un million de personnes, je pense personnellement que c’est plus que ça, mais si vous voyez que les Chambres de Métiers réunissent 50.000 personnes parmi un million, on sait aussi qu’une des faiblesses est la négligence de beaucoup d’artisans de leurs statuts. Tous les jours il y a des personnes qui se disent « je vais ouvrir mon salon, mon atelier, ma boutique » mais individuellement sur le marché il n’est pas évident de prospérer. Cette faiblesse n’est pas spécifique au Togo, mais plutôt général en Afrique de l’Ouest ; le manque de vouloir émerger ensemble.
Une autre force que je vois au Togo est la bonne structuration de la Formation professionnelle dans le secteur, même s’il reste encore beaucoup à satisfaire, le fait d’avoir chaque année plus de 40.000 postulants à l’examen du Certificat de Fin d’Apprentissage (CFA) est un grand atout.
En novembre 2023, ce sera la fin de la convention qui lie la CMC et les Chambres de Métiers au Togo après 7ans et demi de collaboration. M. MILZ, dites-nous, est-ce que les artisans togolais peuvent encore espérer sur une possible collaboration ?

Il faut savoir faire la différence entre la fin d’un financement et la volonté de contribuer à une relation partenariale hors financement. Les deux partenariats précédents de la Chambre de Métiers de Cologne avec les artisans du Mali et du Burkina Faso ont aussi connu une fin de financement, mais nous continuons à leurs assister par des conseils et des petits appuis techniques, et nous les avons mis en relation avec les artisans du Togo. Je serais très fière si les Chambres de Métiers du Togo prennent le flambeau pour animer une meilleure coordination des efforts pour le secteur dans la sous-région.
La Chambre de Métiers de Cologne est en partenariat avec les Chambres de Métiers pendant presque 7 ans et demi. Qu’est-ce que ce partenariat a apporté aux Chambres de Métiers en particulier et aux artisans en général ?
Je pense que la plus grande avancée que nous avons pu accompagner est la mise en place effective de la coordination de l’ensemble des Chambres de Métiers Régionales et Préfectorales/Communales sous la houlette de l’UCRM, héritier du Conseil Permanent des Chambres Régionales de Métiers.
Avec la mise en place d’un système informatisé de registre de métiers et répertoire des entreprises artisanales en 2017, qui a évolué de manière que nous ayons plus de 50.000 membres à ce jour, c’est une vraie réussite du partenariat. Tous ces artisans et artisanes ont les mêmes opportunités de bénéficier des multiples services offerts par leur Chambre de Métiers.
En 2018 le Ministère en charge de l’artisanat nous a permis de mettre en place la délivrance des Cartes Professionnelles d’Artisan CPA et des Cartes Professionnelles d’Entreprises Artisanales CPEA, ce qui a permis au réseau des Chambres de Métiers de se distinguer envers ses membres comme l’institution qui délivre effectivement une reconnaissance officielle du statut professionnel de l’artisane et de l’artisan. Cela est un énorme pas en avant.
Ces avancés dans l’organisation et l’institutionnalisation des Chambres de Métiers ont aussi permis de rehausser la crédibilité des Chambres de Métiers dans toutes les sphères de la société.
La suite de l’interview bientôt dans le magazine Échos des Artisans


Laisser un commentaire